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Archive for the ‘Au service de la molécule’ Category

Chers lecteurs,

Désolé d’avoir laissé ce site un peu à l’abandon depuis mon dernier article. Je vais essayer de retrouver une meilleure dynamique durant les prochains mois pendant lesquels nous quitterons notre appartement pour une maison à Tyresö, au sud de Stockholm.

Pour vous faire patienter, je partage cette bonne idée de la compagnie pétrolière Statoil qui propose une pompe secondaire, située ici sous le numéro 6 et bien pratique surtout en hiver. Je vous laisse deviner ce qu’elle délivre…

Statoil 1

Il s’agit bien entendu de liquide lave-glace (spolarvätska) , bien pratique pour faire le plein du réservoir et ne pas s’encombrer de bidons…

La consommation de ce précieux liquide grimpe en flèche en hiver à cause des projections des autres véhicules, j’en mets parfois jusqu’à un litre par vingt litres de carburant.Statoil 2

Au vu de ce niveau de consommation, la plupart des Suédois achètent du glycol concentré et le diluent à la maison dans des proportions variables mais de l’ordre de 1 pour 4. Comme j’ignorais cette subtilité avant de déménager en Suède, j’ai un jour involontairement rempli le réservoir de la voiture de mes beaux-parents de glycol pur, pensant juste rendre service bien entendu.

À chaque aspersion de lave-glace, les malheureux passagers suffoquaient sous l’odeur chimique puissante du liquide concentré…Et ma belle-sœur me charrie encore bien des années plus tard à ce propos…

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Lors de mes allers et retours avant le déménagement, nombreux sont les amis et collègues à m’avoir demandé si mes journées au bureau étaient très différentes de celles en France.

La réponse est oui, sans aucun doute.

Il existe en Suède moins de contrats de travail différents qu’en France, la distinction CDI vs. CDD, intérim…n’a pas vraiment lieu d’être. N’étant pas expatrié, mon CDI français s’est terminé au profit d’un contrat de droit local suédois sans durée déterminée.

Il s’agit d’un contrat très classique prévoyant 40 heures par semaines et 30 jours de congés par an. Je disposerai également en 2013 de cinq jours de congés supplémentaires qui s’apparentent aux jours de RTT français.

Il existe une convention collective comme en France et les négociations de salaires sont organisées par branche et par entreprise. Des syndicats très représentatifs (près de 80% de la population active est membre d’un syndicat) défendent le point de vue des salariés, privilégiant le dialogue et la recherche d’un consensus plutôt que le bras de fer. La grève – très rare – intervient en dernière extrémité lorsque tout a échoué, elle ne se décide pas à la légère car les syndicats doivent alors prendre en charge la perte de salaire subie par les grévistes !

Le bureau de Stockholm, situé précisément à Sundbyberg, est une petite agence locale où ne travaille qu’une quinzaine de personnes. Nous louons un simple étage dans un immeuble de bureau, inutile de dire qu’on ne se marche pas dessus. Chacun dispose de son bureau individuel.

Le bureau...

La journée commence tôt, tout le monde est opérationnel à 8h du matin mais la plupart arrive un peu avant 7h30, tant par habitude que pour éviter les bouchons du matin, bien que ces derniers ne soient pas bien méchants pour qui a connu la région parisienne. J’ai avancé mon horaire parisien habituel et suis en général là entre 7h30 et 7h45.

A 9h30 et 14h30 intervient l’inévitable « fikapaus », autrement dit la pause café. Dans un petit bureau comme le mien, elle rassemble la plupart des collègues pendant 10 minutes durant lesquelles on se pose dans les canapés une tasse à la main pour commenter l’actualité comme dans toutes les entreprises du monde.

Il existe une subtile diplomatie de la pause café, selon la personne qui l’initie ou la termine, qui y participe systématiquement ou pas…Avoir appris le suédois m’est très précieux pour partager ces moments de convivialité durant lesquels j’ai glané un grand nombre de bons conseils. On comprend aussi mieux la société suédoise et ses préoccupations du moment, pas toujours les plus dramatiques il faut bien le dire (la Suède va-t-elle battre une fois de plus la Finlande au hockey sur glace ? Sur quel pays parier pour la finale de l’Eurovision ?…).

Fikapaus un vendredi après-midi (avec des gâteaux défiscalisés)

Le vendredi, mon entreprise offre le gâteau, un avantage inscrit dans le règlement intérieur ! Précision importante, c’est un gâteau défiscalisé, histoire de ne pas gâcher l’appétit en pensant que chaque bouchée est taxée à 55%…

A 11h20 précises, c’est le départ pour déjeuner à l’extérieur dans un des nombreux restaurants des environs. Le choix est vaste avec une prédilection pour la cuisine asiatique (le thaï est très populaire) ou le husmanskost suédois, c’est-à-dire les plats traditionnels comme ceux servis chez IKEA, notamment les fameuses boulettes de viande.

Pour un Français, le déjeuner suédois est un véritable défi. Après avoir marché cinq-sept minutes jusqu’au restaurant, on entre, paye immédiatement au comptoir et passe commande parmi les quelques plats du jour avant de s’assoir et d’entamer sans délai une petite assiette de crudités à prendre soi-même à l’incontournable salad bar. Aussitôt servi, il faut se dépêcher d’enfourner son plat principal car de l’arrivée dans le restaurant à sa sortie, il ne s’écoulera que vingt à vingt cinq minutes ! Le tout coûte de 70 (7,75€) à 80 SEK (8,9€) que l’on peut payer avec les tickets restaurants locaux, fournis par l’inévitable groupe Accor (cocorico). L’entreprise prend en charge la moitié du prix mais les impôts s’invitent  au passage, ce qui fait au final une simple remise de 20%, snif !

Il est bien entendu possible d’éviter le restaurant en profitant de la cuisine pour réchauffer le tupperware (matlåda) qu’on se sera préparé la veille. Notre siège compte six micro-ondes pour une centaine de salariés, pas mal pour garantir une bonne productivité !

La cuisine du siège et ses six micro-ondes

Les entreprises ont par ailleurs l’obligation de proposer un espace pour déjeuner, cela participe de façon évidente à la qualité de vie au bureau.

Le coin déjeuner/détente du bureau

La première règle du règlement intérieur suédois de mon entreprise interdit de travailler sous l’influence de l’alcool, ce qui est très strictement interprété ici. Jamais de bière, vin ou cidre pendant le repas donc mais de grandes cruches de jus d’airelle dilué ou d’eau fraîche dans laquelle surnagent quelques rondelles de citron ou de concombre (si si !).

De retour au bureau vers midi, on se remet au travail immédiatement jusqu`à la prochaine « fikapaus » de l’après-midi.

Et entre 16h30 et 17h, c’est le départ pour tout le monde, employés comme les grands et petits chefs. Il est possible aussi de partir un peu plus tôt le vendredi, vers 15h en général, si on a bien pris soin de dépasser un peu les 8h réglementaires les autres jours de la semaine.

J’apprécie énormément ce nouveau planning qui me laisse presque la possibilité d’avoir une deuxième journée pour par exemple aller courir une heure avant de tranquillement rentrer préparer son dîner ou faire quelques courses. Dans quelques mois, ce sera pour chercher ou déposer notre fils à la crèche…

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Ça y est, j’ai plongé dans le grand bain cette semaine et commencé mes nouvelles fonctions par trois jours d’introduction au siège nordique de ma société qui se trouve à Malmö, en face de Copenhague dans le sud de la Suède.

Trois journées bien denses entre les traditionnelles rencontres pratiques tout d’abord avec les interlocuteurs RH et informatique puis avec les responsables des activités achats, qualité, sécurité, ingénierie, ventes et logistiques.

Après plus de sept ans au sein de la direction commerciale, je suis désormais rattaché au directeur marketing de la zone nordique.

J’ai pu tester mon suédois au contact de ces différents interlocuteurs, pas toujours avec le plus grand succès avec les Danois il faut bien le dire, je n’ai pas saisi grand-chose et nous sommes repassés à l’anglais, une alternative bien pratique. Selon ma compréhension de l’accent de mes interlocuteurs et le vocabulaire utilisé, nous avons pratiqué le suédois de 50 à 100% du temps.

De façon générale, je peux lire la surprise dans les yeux de mes interlocuteurs, il est vrai que les Français suédophones avant leur arrivée dans la zone se compteraient sur les doigts d’une main sévèrement amputée…

Je suis ressorti bien fatigué de ces trois jours, les changements de langues (mon chef est francophone et raffole de profiter de ma présence pour pratiquer son français) requièrent une véritable gymnastique intellectuelle.

De retour à Paris, le vendredi étant férié en Suède, j’ai fait un A/R express dans le Finistère pour présenter mon collègue Xavier à mon interlocuteur achats au sein de l’empereur du steak haché en ses locaux de Quimperlé. J’ai bien savouré la galette arrosée de cidre que nous avons dégusté après le rendez-vous, je risque de devoir attendre un peu avant la prochaine…

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Il me reste neuf semaines pour préparer mon déménagement  à Stockholm où un nouveau poste m’attend dans l’entreprise française qui m’emploie depuis maintenant 7 ans.

C’est le moment de documenter l’évènement…

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